Potins à jour

28 08 2008

Pour celles et ceux que ça intéresserait… ;)



La Baja California, c’est fini :’(…

28 08 2008

Il est midi dimanche 27 juillet, et après avoir trépigné sur mon siège de bus Tijuana-San Diego pendant 2h (on a attendu des plombes à la frontière), on est enfin arrivées à la maison. Crevées mais ravies, on prend une douche et mangeons des pâtes avec ravissement (rappelez-vous, on est parties la veille à 7h du mat’…).

Claire fait une sieste et moi hop un tour à la plage ; on a intérêt à se reposer, demain c’est la rentrée !



La Baja California, c’est presque fini…

28 08 2008

Mais avant, toutes les réponses aux questions que vous ne vous posez pas :

1- Alors, les 27h de bus ? Et bien on y a survécu. Et oui, même moi. Même si je dois avouer que c’était très difficile entre la 10e et la 15e heure… Mais bizarrement, le reste du temps, c’est passé plus vite que prévu.

2- Mon amour pour les bus mexicains. Ils sont ultra confortables : jamais vu autant de place pour les jambes, on peut les étendre en entier ! Et en plus, les sièges s’inclinent vraiment beaucoup.

3- Les contrôles militaires. Très fréquents, on en a eu environ 4 ou 5 en tout. Bien que ça fasse toujours bizarre de se réveiller à 3h du mat’ et nez à nez avec un gamin de 18 ans armé à côté de moi dans le couloir du bus, c’ets ne fait plus une formalité pour montrer aux USA qu’ils combattent activement le trafic de drogue. Par contre, pour ce qui est de nos papiers, ils s’en foutent, ils ne réveillent même pas ceux qui dorment… Ils se contentent de contrôler systématiquement les jeunes mecs mexicains qui voyagent par paire; soit-dit en passant, nos voisins du1er bus leur on dit qu’il allaient jusqu’à La Paz, et ils sont en fait descendus avant. Humum, intéressant ; alors à votre avis, on a voyagé à côté de trafiquants ou pas ?

4- Sauf le premier contrôle militaire…. Il est 1h du mat’, le bus s’arrête au milieu de nul part, et quatre militaires armés jusqu’aux dents nous pointant leurs armes dessus montent en hurlant. Maman !!! Où je suis ?? Ils nous crient de mettre nos main en l’air, ce que toute le monde fait illico presto, sauf Claire qui comprend rien (mais bon, elle m’obéit et pose elle aussi sagement ses mains sur le siège de devant) . Quand c’est chose faite, ils se calment et nous expliquent qu’ils cherchent deux personnes, on n’a pas à s’inquiéter (Hahaha, très drôle : nan, c’est sûr, se faire réveiller comme ça, ça m’arrive tous les jours, ça ne fait ni chaud ni froid). Personnes qu’ils ne trouvent manifestement pas, après avoir contrôlés nos voisin (les fameux qui ont menti…). Claire dit que c’est peut-être juste pour deux jeunots qu’on piqué une chèvre dans un bled d’à côté, perso je préfère imaginer que c’est pour chercher deux grands criminels de la Drogue, de préférence nos voisins. Bah oui, désolée mais c’est quand même plus folklorique et surtout ça vaudrait plus le coup ;).

4- Et alors, à la fin de ce marathon-bus, on ressemblait à quoi ? A ça….

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Vendredi, arrivées au bout de la Baja…

28 08 2008

Mais d’abord, nous passons sur le Tropique du Cancer ! Hourra ! J’ai chargé Claire de me réveiller, job qu’elle fait consciencieusement, puisque ce maudit bus est toujours plus efficace qu’un massage de pieds sur un bébé. Nous admirons donc la magnifique sphère qui marque l’emplacement (enfin surtout moi, Claire est pas aussi excitée par ça :p)

Cabo San Lucas

Ville la péninsule, regroupée sous le nom de Los Cabos avec sa voisine San Jose del Cabo, c’est un peu le Cannes et le St-Tropez de la Baja : c’est là que vont tous les Américains pour profiter de plages paradisiaques, de boîtes et de tequila à moindre frais. Et effectivement, noustrouvons une armada de touristes qu’y n’étaient que rares avant, et le tourisme développé à vitesse grand V est en train de défiguré la côte rappelant la Côte d’Azur…

Le bout du bout : là où se rejoignent la Mer de Cortez et l’Ocean Pacifique

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Ce qui est bien dommage, mais heureusement, le site reste merveilleux, et El Archo, cet arche de roche symbolisant la connexio entre la Mer de Cortez et l’Ocean Pacifique, est toujours là. On va l’admirer durant un petit tour en bateau, où on voit aussi la “Playa del Amor”, surnommée ainsi parce qu’”on y arrive à deux et on repart à trois” (et non, ce n’est pas libertin, c’est juste on y fait un bébé, d’où le trois à la fin…). Fameuse plage qui a des entrées sur chaque côté : mer+ océan, pour une micro-plage. La Classe encore.

Puis on profite d’un repos bien mérité après tout ce marathon (surtout que demain, c’est reparti, en piiire), nous baignant et lézardant sur la plage, où vous noterez qu’on a choisi stratégiquement notre emplacement pour profiter le plus longtemps du soleil :

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Soirée dans un petit restau, et hop, une bonne nuit de sommeil avant le retour : 27h de bus direct pour Tijuana, qui part à 7h15. Trajet décrit par un de nos guides comme “vraiment uniquement pour ceux qui seraient totalement masochistes” (ce guide nous haît puisqu’il dit aussi que faire toute la Baja en une semaine, c’est complètement fou et conseillé uniquement à ceux quiadorent les marathons en bus…).



Mercredi-jeudi, 3e étape : La Paz

28 08 2008

Bon, avant toute chose, sachez qu’on a toutes les deux littéralement craqué pour La Paz : c’est beau, le temps est un peu plus clément qu’à Mulegé (disons qu’on ne meurt pas totalement), on se sent libre et pas du tout dévisagées, et on peut faire plein de trucs cools, comme notre activité du jeudi : nager avec les otaries. Haha, ça vous en bouche un coin hein ?Mais d’abord, commençons par le commencement. Nous arrivons à La Paz à 5h, fonçons à l’hostel ; parfait : on a une grande chambre pour toutes les deux, un peu l’impression de dormir à Jullou hors-saison : bah oui, à 2 pour 4 lits à 2 places, c’est pas mal quand même… Puis nous allons trouver une agence pour nager avec les otaries, c’est chose faite. Après, Claire est en train de mourir de faim, il faut la nourrir vite vite avant qu’elle ne me mange. Elle mange en grognant sa pizza (bah oui, elle voulait de la soupe de haricots, mais bon, le premier endroit cheap, c’était la part de pizza…), en discutant de nos problèmes de trésorerie, avec la chanson du parti révolutionnaire mexicain (bon ok, peut-être pas, mais en tout cas, ça fait très ça) en fond. Chose que vous pouvez admirez en direct et exclusivité ici : dépêchez-vous d’en profiter avant que Claire me la fasse retirer sous le prétexte fallacieux du droit à l’image :p.

Puis nous dormons : demain on nage avec les otaries !!

Enfin, on essaie…

Levées aux aurores (oui encore) pour être prêtes, on se fait enlever avec notre consentement à 7h du mat à l’hôtel (le chauffeur de l’agence a pas le tee-shirt qui correspond, et on comprend pas ce qu’il dit ; alors, mine de rien, ce qu’on m’a raconté s’est insidieusement introduit dans nos cerveaux…). Mais on y va quand même, et c’est effectivement le chauffeur qui nous emmène sur la plage d’où le bateau part, et non un affreux terroriste mexicain qui ne rêve que d’enlever des étrangers.

Nous arrivons donc là-bas. On doit prendre le matériel (oui, on peut aussi faire du snorking, nom très professionnel pour dire qu’on va regarder les poissons avec un masque/tuba et des palmes), puis attendre, puisque le bateau ne part qu’à 8h15. Rraaahhh, c’est une blague ? Ils nous prennent à 7h pour un bateau à 8h15 ??? Bref, nous voilà attendons sagement et dévisageant nos futurs compagnons de bateau ; pour avoir demandé la veille à l’agence (tant qu’à faire, qu’on soit pas trop nombreux), nous savons qu’on est 8. Mais en observant, il s’avère qu’on est les seules petites joueuses : tous les autres se connaissent et un méga matos de vraie plongée. Euhhh ? Hello ??? C’est quoi ça ? Peut-être qu’ils se sont trompés de groupe pour nous, zut. Ils disent non non. Bon. 8h : ils vont bientôt partir, et là, un gars vient nous expliquer qu’on a le choix : soit on part avec ce groupe maintenant et on va dans un endroit super pour le snorking mais sans otaries, soit on attend 30-45 mn de plus un autre groupe qui va dans l’île des otaries. Grmgbrm, bon bah on attend hein.

Ce qu’on fait. Longtemps. 8h45 : toujours pas de nouvelles, on en redemande ; et au passage, c’est un groupe de combien ?45. Ah. Ah. Oui quand même. Bien. Et quand donc ? En fait, c’est tout un groupe, et ils arrivent à 9h30. Grrrrrrrrrrrr !!! Je commence à perdre sévèrement patience. Mais bon en attendant si on veut on peut déjà aller sur le bateau ; youpi… Bref, on y monte donc, ce sera plus confortable que le sol. D’où nous avons l’avantage de voir enfin ce fameux groupe arriver à…10h.

Waouaou : un voyage organisé de 45 Mexicains, enfants et vieux compris, c’est impressionnant. Surtout qu’on est les seules manifestement à faire du snorking. Bref, après m’être fait confirmer très énervée que c’est bien le truc qu’on nous a vendu, nous partons enfin à 10h15.

la-paz.JPG Bon, vous ne voyez sûrement pas, mais sur le porche, devant le ponton de La Paz, c’est écrit : “Bienvenidos a La Paz, puerto de illusion”. Classe, non ? Quand je vous disais que cette ville était géniale…

Les otaries

Après une heure de bateau, nous voilà à la fameuse île, magnifique ; et effectivement plein d’otaries. Le guide du bateau nous explique que les otaries sont très joueuses, elle viennent souvent, elles font comme si elles nous mordent mais c’est pour jouer ; ahhh… Euh, bien bien? Mais pas de raison d’avoir peur, si on veut aps qu’elles nous touchent, on leur tourne juste simplement le dos. Bien, ça a l’air facile. Et seule règle : ne pas s’approcher de leurs rochers à moins de 10m, les mâles (éééénormes) prendraient ça pour une intrusion et pourraient être tentés de nous chasser pas très sympathiquement. Le guide serait content de venir avec nous, mais il balade les Mexicains dans un petit bateau autour de l’île. Bon bah on est des grandes filles, hein, allons-y. Wouo, c’est gros une otarie de pas trop loin. Wouou c’est même vraiment gros. AAAAAhhhh c’est monstrueux help!!!! Nous nous enfuyons lâchement quand une s’approche et est à environ 5m de nous. Je décide de rester définitivement barboter autour du bateau, alors que Claire, brave, refait une tentative.  Après une réussite totale (rester 5 secondes sans bouger alors qu’une otarie est à 3m), elle me rejoint. Puis nous remontons et faisons nous aussi le petit tour en petit bateau, car la leadeuse du groupe nous a pris en affection et s’assure qu’on profite.

Le bateau

Pendant tout notre tour, nous aurons plus d’attention que nous aurions eu avec les 6 autres Américains : le guide nous fait tous les discours en anglais rien que pour nous deux ; quand c’est l’heure de manger, notre mère adoptive s’assure que nous soyons servies en premier ; et nous introduit à tout le monde, tout en essayant sournoisement de nous marier au “Leonardo Dicaprio” du groupe (bouou, les critères ne sont vraiment pas les mêmes : il est moooche et moustachu, yeurk) ;quand il y a des dauphins, tout le monde s’assure qu’on les a vus.Bref, une journée pas du tout comme on s’y attendait, mais finalement très sympa et sûrement beaucoup plus folklorique qu’être avec quelques Américains.Et quand on rentre, alors qu’on doit attendre la navette qui nous reconduit à notre hôtel, notre charmant guide (premier et dernier Mexicain mignon, soit-dit en passant) nous propose de nous y emmener, puisqu’il rentre dans le centre aussi. Cool ;)

Le snorking

Après les otaries, nous voilà partis pour une autre île. Et là nous y allons pour voir les poissons, et waouou c’est trop bien. Je suis fan ; Claire aussi, même si elle est plus blasée puisqu’elle en a déjà fait, contrairement à moi.

Le soir

Rentrées à l’hôtel, nous sortons pour manger, et croisons des gens rencontrés dans le bus, assis dans un café. Adorables, ils nous invitent. Nous passons un moment très sympa, la fille a notre âge, est étudiante à LA, et elle est avec sa mère et son beau-père. Et ils viennent de… Tijuana ! La fameuse ;). Nous apprenons par eux que leur ville a cette réputation depuis très longtemps, même à l’intérieur du Mexique. Et que bien sûr quand on y habite ce n’est pas pareil.

Bref, après ça, un détour par internet et pour manger, et une dernière nuit avant de repartir demain matin pour la fin, déjà.

Vendredi matin, court trajet de 4 h de bus, pour Cabo San Lucas, bout de la péninsule….

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