Les Péripéties de Cécile en Vacances, ETAPE 4 (1er-5août) : Cécile sèche les cours pour faire guide touristique pour ses parents

1 09 2008

Roooo. C’est pas bien, je sais. Mais c’est pour la bonne cause ; et puis, je n’ai séché qu’un jour. Les parents sont arrivés à San Diego le vendredi 1er août au soir après avoir voyagé un peu partout avant, et sont repartis pour la France mardi 5 août au matin.

Ça a donc été une visite marathon de San Diego et des environs, ce qui va me permettre de vous faire visiter en même temps.

1-Downtown 

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Le centre-ville de San Diego s’est développé très rapidement ces dernières années, en parallèle de la rénovation du vieux quartier. Ce qui donne un quartier historique (photos en ht à gche et bas à dr.), le “Gaslamp” (certains immeubles datent de1880, wouou !!), tout beau tout neuf, dédié aux touristes et à la vie nocturne, envahi par les bobos branchés ; des immeubles de bureaux d’un côté (2 autres photos ; celle en haut à droite est l’immeuble de mon école : vous pouvez compter, je suis au 17è - sur 24, si vous êtes flemmards, ça va plus vite dans l’autre sens-) ; des nouveaux building magnifiques de l’autre : habités par les mêmes, mais plus riches.

2-Seaport Village

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Collé à downtown, SeaportVillage est, devinez quoi ?? Bravo, l’ancien village de pêcheurs ! Luis aussi a été refait “à l’ancienne” version californienne = très kitsch,  esprit Disneyland. Les anciennes maisons de pêcheurs ont été transformées en boutiques à touristes, mais c’ets très sympa, très familial. Il y a un joli parc avec vue dur la mer et l’île de Coronado. Bref, bien sympa pour prendre le soleil tranquille le dimanche quand on est bien mou.

3- Les plages (du nord au sud) : La Jolla / Mission Beach-Pacific Beach (/ Ocean Beach) / Coronado

Quand on vient ici, on visite évidemment les plages, puisque san Diego, c’est un peu Beach City, comme j’aime l’appeler…

Lundi matin, nous sommes donc partis à la conquête des plages.

La Jolla

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La Jolla, c’est la ville bourge de San Diego : chic et choc et assez fashion, vie nocturne très classe et fashion. Vous vous en rappelez sûrement, c’est là qu’il y avait les phoques. Et oui, je dis bien il y avait, car après une lutte acharnée (plusieurs années quand même) entre les habitants (les phoques c’est sale, on peut plus se baigner)  et les défenseurs des phoques, ces derniers ont perdus lamentablement, face à un argument choc il y a 3 mois environ : un surfeur s’est fait croqué par un requin au nord de La Jolla, les requins croquant les surfeurs parce qu’ils les prennent pour des phoques (si si véridique… la combi noire et la forme de la planche suffisent à berner un requin, qui n’a manifestement pas une super vue). Bref, les phoques se sont fait déportés il y a quelques semaines, où ? mystère mystère… A part ça, ça reste des très jolies micro-plages avec une magnifique vue ; seul défaut, et pas des moindres : c’est toujours blindé.

Pacific Beach et Mission Beach

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Si je les regroupe, c’ets pas pour rien : situé juste au sud de La Jolla, Pacific et Mission Beach sont en fait une seule immense plage, coupée arbitrairement en deux (mais un seul petit panneau montre la séparation). Ce sont les plages les plus populaires, les classiques pour tous les habitants de San Diego, notamment ceux qui n’habitent pas au bord de la mer. La plus au nord : Pacific Beach, ou PB comme vous vous devez de l’appeler si vous voulez pas avoir l’air d’un gros touriste. La plage des kékés et des minettes, où on vient surtout pour vus et être vus, est aussi un spot habituel des surfeurs ; perso je suis pas fan de l’ambiance, et toujours beaucoup de monde. Le quartier autour est, avec downtown, le plus vivant pour sortir, très sympa. Et à la suite, Mission Beach. Plus familiale et mélangée, elle fait partie de Mission Bay, un ensemble de faux îlots et d’espace verts dédiés aux loisirs : grandes étendues d’herbe avec barbecue au bord d’une plage qui ressemble à un lac, grand huit et autres attractions etc etc. Très sympa, c’est d’ailleurs là qu’à lieu une fois par mois le barbecue de l’école.

Ocean Beach

Juste à la suite, mais séparée par une pointe de la ville, Ocean Beach. Ma plage donc. Plage de locaux quasiment exclusivement, pour une obscure raison. Surfeurs, hippies, et gens normaux, c’est ma plage préférée, ça tombe bien ;) !

Coronado

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L’île de Coronado fait face à downtown, relié au centre par un pont d’où on a une superbe vue (photo de droite), et c’est de là que sont prises un bon nombre de cartes postales. A un bout de l’île, l’aéroport militaire. Sinon, le reste : Wisteria Lane. Très très bourge donc, mais plus familial et classique que La Jolla. Longue  plage avec un très grand hôtel.

4- Les points de vue

Point Loma

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La pointe qui forme la baie, c’ets Point Loma, pas loin de chez moi. Zone militaire, on peut y aller pour admirer la vue : le bout est un parc d’état. C’est là qu’on trouve le vieux phare, ressemblant étrangement à un phare breton ; on peut admirer tout San Diego, Coronado, et bien sûr l’océan ; assez époustouflant.

Le Mont Soledad

Désolée, j’ai pas de photos… Le mont Soledad, est comme son nom l’indique, en hauteur : il surplombe La Jolla ; encore une superbe vue à 360°. C’est en fait un mémorial des morts des guerres (charmant, avec photos des jeunots à l’appui) ; décidément, ces militaires ils prennent les plus beaux endroits !

5- à 1h30 de route : l’Anza Borrego Desert

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Situé à l’ouest de San Diego, un beau désert avec palmeraie, qui vaut le détour (même si, en plein mois d’août, c’était un peu hard et j’ai pas tenu le choc aussi longtemps que ne l’auraient voulu mes dromadaires de mère et sœur). On y a passé une bonne partie du dimanche, essayant de trauqer un lièvre aux oreilles géantes, trop classe, mais hélas, trop rapide pour nos appareils photos (bien que Maman ait réussi à le chopper sous la table de pique-nique : bah oui, lui aussi il cherche l’ombre) Et c’est là que j’ai réalisé que ma famille était décidément, disons, un peu folle…

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Bah oui, il nous fallait un endroit à l’ombre pour pique-niquer, et la rangerette nous avait aiguiller vers le camping (totalement désert bien sûr). Manque de pot, pour une obscure raison, les tables de pique-nique y sont ombragées par de stupides fausses tonnelles : pas hyper efficace… Parfait en plein désert. le seul endroit bien à l’ombre étant l’entrée des sanitaires, ni une ni deux allons-y gaiement. Et on va y mettre la voiture aussi tant qu’à faire (suggestion saugrenue mais éclairée de mes cher parents). Nous y voilà donc. Et pendant que Maman réclame de l’eau sur sa tête, Papa prend sa douche (oui, oui, une vraie) ; quant à Claire, elle essaie sans succès d’échapper à sa paparazi de sœur :

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Finalement, cette famille de fous est bien rentrée au bercail grand complet.

Et à part ça

Petites vacances familiales à l’autre bout du monde, bien sympa. Vrais repas assis, qui durent des plombes (disons un temps normal = des plombes pour ici où ils mangent en 1/2h… quand ils vont au resto)  ; Maman qui a assouvi sa curiosité en voyant ma maison et mes colocs. Et qui a parlé anglais, je suis témoin. Et Papa qui a fait joujou avec son nouvel appareil photo.



La Baja California, c’est presque fini…

28 08 2008

Mais avant, toutes les réponses aux questions que vous ne vous posez pas :

1- Alors, les 27h de bus ? Et bien on y a survécu. Et oui, même moi. Même si je dois avouer que c’était très difficile entre la 10e et la 15e heure… Mais bizarrement, le reste du temps, c’est passé plus vite que prévu.

2- Mon amour pour les bus mexicains. Ils sont ultra confortables : jamais vu autant de place pour les jambes, on peut les étendre en entier ! Et en plus, les sièges s’inclinent vraiment beaucoup.

3- Les contrôles militaires. Très fréquents, on en a eu environ 4 ou 5 en tout. Bien que ça fasse toujours bizarre de se réveiller à 3h du mat’ et nez à nez avec un gamin de 18 ans armé à côté de moi dans le couloir du bus, c’ets ne fait plus une formalité pour montrer aux USA qu’ils combattent activement le trafic de drogue. Par contre, pour ce qui est de nos papiers, ils s’en foutent, ils ne réveillent même pas ceux qui dorment… Ils se contentent de contrôler systématiquement les jeunes mecs mexicains qui voyagent par paire; soit-dit en passant, nos voisins du1er bus leur on dit qu’il allaient jusqu’à La Paz, et ils sont en fait descendus avant. Humum, intéressant ; alors à votre avis, on a voyagé à côté de trafiquants ou pas ?

4- Sauf le premier contrôle militaire…. Il est 1h du mat’, le bus s’arrête au milieu de nul part, et quatre militaires armés jusqu’aux dents nous pointant leurs armes dessus montent en hurlant. Maman !!! Où je suis ?? Ils nous crient de mettre nos main en l’air, ce que toute le monde fait illico presto, sauf Claire qui comprend rien (mais bon, elle m’obéit et pose elle aussi sagement ses mains sur le siège de devant) . Quand c’est chose faite, ils se calment et nous expliquent qu’ils cherchent deux personnes, on n’a pas à s’inquiéter (Hahaha, très drôle : nan, c’est sûr, se faire réveiller comme ça, ça m’arrive tous les jours, ça ne fait ni chaud ni froid). Personnes qu’ils ne trouvent manifestement pas, après avoir contrôlés nos voisin (les fameux qui ont menti…). Claire dit que c’est peut-être juste pour deux jeunots qu’on piqué une chèvre dans un bled d’à côté, perso je préfère imaginer que c’est pour chercher deux grands criminels de la Drogue, de préférence nos voisins. Bah oui, désolée mais c’est quand même plus folklorique et surtout ça vaudrait plus le coup ;).

4- Et alors, à la fin de ce marathon-bus, on ressemblait à quoi ? A ça….

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Vendredi, arrivées au bout de la Baja…

28 08 2008

Mais d’abord, nous passons sur le Tropique du Cancer ! Hourra ! J’ai chargé Claire de me réveiller, job qu’elle fait consciencieusement, puisque ce maudit bus est toujours plus efficace qu’un massage de pieds sur un bébé. Nous admirons donc la magnifique sphère qui marque l’emplacement (enfin surtout moi, Claire est pas aussi excitée par ça :p)

Cabo San Lucas

Ville la péninsule, regroupée sous le nom de Los Cabos avec sa voisine San Jose del Cabo, c’est un peu le Cannes et le St-Tropez de la Baja : c’est là que vont tous les Américains pour profiter de plages paradisiaques, de boîtes et de tequila à moindre frais. Et effectivement, noustrouvons une armada de touristes qu’y n’étaient que rares avant, et le tourisme développé à vitesse grand V est en train de défiguré la côte rappelant la Côte d’Azur…

Le bout du bout : là où se rejoignent la Mer de Cortez et l’Ocean Pacifique

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Ce qui est bien dommage, mais heureusement, le site reste merveilleux, et El Archo, cet arche de roche symbolisant la connexio entre la Mer de Cortez et l’Ocean Pacifique, est toujours là. On va l’admirer durant un petit tour en bateau, où on voit aussi la “Playa del Amor”, surnommée ainsi parce qu’”on y arrive à deux et on repart à trois” (et non, ce n’est pas libertin, c’est juste on y fait un bébé, d’où le trois à la fin…). Fameuse plage qui a des entrées sur chaque côté : mer+ océan, pour une micro-plage. La Classe encore.

Puis on profite d’un repos bien mérité après tout ce marathon (surtout que demain, c’est reparti, en piiire), nous baignant et lézardant sur la plage, où vous noterez qu’on a choisi stratégiquement notre emplacement pour profiter le plus longtemps du soleil :

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Soirée dans un petit restau, et hop, une bonne nuit de sommeil avant le retour : 27h de bus direct pour Tijuana, qui part à 7h15. Trajet décrit par un de nos guides comme “vraiment uniquement pour ceux qui seraient totalement masochistes” (ce guide nous haît puisqu’il dit aussi que faire toute la Baja en une semaine, c’est complètement fou et conseillé uniquement à ceux quiadorent les marathons en bus…).



Mercredi-jeudi, 3e étape : La Paz

28 08 2008

Bon, avant toute chose, sachez qu’on a toutes les deux littéralement craqué pour La Paz : c’est beau, le temps est un peu plus clément qu’à Mulegé (disons qu’on ne meurt pas totalement), on se sent libre et pas du tout dévisagées, et on peut faire plein de trucs cools, comme notre activité du jeudi : nager avec les otaries. Haha, ça vous en bouche un coin hein ?Mais d’abord, commençons par le commencement. Nous arrivons à La Paz à 5h, fonçons à l’hostel ; parfait : on a une grande chambre pour toutes les deux, un peu l’impression de dormir à Jullou hors-saison : bah oui, à 2 pour 4 lits à 2 places, c’est pas mal quand même… Puis nous allons trouver une agence pour nager avec les otaries, c’est chose faite. Après, Claire est en train de mourir de faim, il faut la nourrir vite vite avant qu’elle ne me mange. Elle mange en grognant sa pizza (bah oui, elle voulait de la soupe de haricots, mais bon, le premier endroit cheap, c’était la part de pizza…), en discutant de nos problèmes de trésorerie, avec la chanson du parti révolutionnaire mexicain (bon ok, peut-être pas, mais en tout cas, ça fait très ça) en fond. Chose que vous pouvez admirez en direct et exclusivité ici : dépêchez-vous d’en profiter avant que Claire me la fasse retirer sous le prétexte fallacieux du droit à l’image :p.

Puis nous dormons : demain on nage avec les otaries !!

Enfin, on essaie…

Levées aux aurores (oui encore) pour être prêtes, on se fait enlever avec notre consentement à 7h du mat à l’hôtel (le chauffeur de l’agence a pas le tee-shirt qui correspond, et on comprend pas ce qu’il dit ; alors, mine de rien, ce qu’on m’a raconté s’est insidieusement introduit dans nos cerveaux…). Mais on y va quand même, et c’est effectivement le chauffeur qui nous emmène sur la plage d’où le bateau part, et non un affreux terroriste mexicain qui ne rêve que d’enlever des étrangers.

Nous arrivons donc là-bas. On doit prendre le matériel (oui, on peut aussi faire du snorking, nom très professionnel pour dire qu’on va regarder les poissons avec un masque/tuba et des palmes), puis attendre, puisque le bateau ne part qu’à 8h15. Rraaahhh, c’est une blague ? Ils nous prennent à 7h pour un bateau à 8h15 ??? Bref, nous voilà attendons sagement et dévisageant nos futurs compagnons de bateau ; pour avoir demandé la veille à l’agence (tant qu’à faire, qu’on soit pas trop nombreux), nous savons qu’on est 8. Mais en observant, il s’avère qu’on est les seules petites joueuses : tous les autres se connaissent et un méga matos de vraie plongée. Euhhh ? Hello ??? C’est quoi ça ? Peut-être qu’ils se sont trompés de groupe pour nous, zut. Ils disent non non. Bon. 8h : ils vont bientôt partir, et là, un gars vient nous expliquer qu’on a le choix : soit on part avec ce groupe maintenant et on va dans un endroit super pour le snorking mais sans otaries, soit on attend 30-45 mn de plus un autre groupe qui va dans l’île des otaries. Grmgbrm, bon bah on attend hein.

Ce qu’on fait. Longtemps. 8h45 : toujours pas de nouvelles, on en redemande ; et au passage, c’est un groupe de combien ?45. Ah. Ah. Oui quand même. Bien. Et quand donc ? En fait, c’est tout un groupe, et ils arrivent à 9h30. Grrrrrrrrrrrr !!! Je commence à perdre sévèrement patience. Mais bon en attendant si on veut on peut déjà aller sur le bateau ; youpi… Bref, on y monte donc, ce sera plus confortable que le sol. D’où nous avons l’avantage de voir enfin ce fameux groupe arriver à…10h.

Waouaou : un voyage organisé de 45 Mexicains, enfants et vieux compris, c’est impressionnant. Surtout qu’on est les seules manifestement à faire du snorking. Bref, après m’être fait confirmer très énervée que c’est bien le truc qu’on nous a vendu, nous partons enfin à 10h15.

la-paz.JPG Bon, vous ne voyez sûrement pas, mais sur le porche, devant le ponton de La Paz, c’est écrit : “Bienvenidos a La Paz, puerto de illusion”. Classe, non ? Quand je vous disais que cette ville était géniale…

Les otaries

Après une heure de bateau, nous voilà à la fameuse île, magnifique ; et effectivement plein d’otaries. Le guide du bateau nous explique que les otaries sont très joueuses, elle viennent souvent, elles font comme si elles nous mordent mais c’est pour jouer ; ahhh… Euh, bien bien? Mais pas de raison d’avoir peur, si on veut aps qu’elles nous touchent, on leur tourne juste simplement le dos. Bien, ça a l’air facile. Et seule règle : ne pas s’approcher de leurs rochers à moins de 10m, les mâles (éééénormes) prendraient ça pour une intrusion et pourraient être tentés de nous chasser pas très sympathiquement. Le guide serait content de venir avec nous, mais il balade les Mexicains dans un petit bateau autour de l’île. Bon bah on est des grandes filles, hein, allons-y. Wouo, c’est gros une otarie de pas trop loin. Wouou c’est même vraiment gros. AAAAAhhhh c’est monstrueux help!!!! Nous nous enfuyons lâchement quand une s’approche et est à environ 5m de nous. Je décide de rester définitivement barboter autour du bateau, alors que Claire, brave, refait une tentative.  Après une réussite totale (rester 5 secondes sans bouger alors qu’une otarie est à 3m), elle me rejoint. Puis nous remontons et faisons nous aussi le petit tour en petit bateau, car la leadeuse du groupe nous a pris en affection et s’assure qu’on profite.

Le bateau

Pendant tout notre tour, nous aurons plus d’attention que nous aurions eu avec les 6 autres Américains : le guide nous fait tous les discours en anglais rien que pour nous deux ; quand c’est l’heure de manger, notre mère adoptive s’assure que nous soyons servies en premier ; et nous introduit à tout le monde, tout en essayant sournoisement de nous marier au “Leonardo Dicaprio” du groupe (bouou, les critères ne sont vraiment pas les mêmes : il est moooche et moustachu, yeurk) ;quand il y a des dauphins, tout le monde s’assure qu’on les a vus.Bref, une journée pas du tout comme on s’y attendait, mais finalement très sympa et sûrement beaucoup plus folklorique qu’être avec quelques Américains.Et quand on rentre, alors qu’on doit attendre la navette qui nous reconduit à notre hôtel, notre charmant guide (premier et dernier Mexicain mignon, soit-dit en passant) nous propose de nous y emmener, puisqu’il rentre dans le centre aussi. Cool ;)

Le snorking

Après les otaries, nous voilà partis pour une autre île. Et là nous y allons pour voir les poissons, et waouou c’est trop bien. Je suis fan ; Claire aussi, même si elle est plus blasée puisqu’elle en a déjà fait, contrairement à moi.

Le soir

Rentrées à l’hôtel, nous sortons pour manger, et croisons des gens rencontrés dans le bus, assis dans un café. Adorables, ils nous invitent. Nous passons un moment très sympa, la fille a notre âge, est étudiante à LA, et elle est avec sa mère et son beau-père. Et ils viennent de… Tijuana ! La fameuse ;). Nous apprenons par eux que leur ville a cette réputation depuis très longtemps, même à l’intérieur du Mexique. Et que bien sûr quand on y habite ce n’est pas pareil.

Bref, après ça, un détour par internet et pour manger, et une dernière nuit avant de repartir demain matin pour la fin, déjà.

Vendredi matin, court trajet de 4 h de bus, pour Cabo San Lucas, bout de la péninsule….

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Mardi, 2e étape : Mulegé

26 08 2008

Après une nuit finalement pas si dure que ça (je vous parlerai de mon amour des bus mexicains et de ma première réelle expérience d’un pays plein de militaires plus tard), nous arrivons à 9h du matin à Mulegé (haha, je vous entends déjà : mais attends, tu nous as dit 14 de bus, partis à 6h du soir, ça fait 8h ça !! Oui, mais passé Guerrero Negro, on perds 1 h…. 9h donc). Quand même un peu fracassées, surtout qu’il fait terriblement chaud. Mais vraiment, vraiment vraiment trèèèèèès chaud, un peu trash direct après la clim’ du bus.

Nous trouvons un charmant hôtel dans le village, nous posons un peu, prenons une douche et on y va. Il est midi, mangeons d’abord. Direction un petit restau, où notre passion cachée pour la soupe de haricots se réveille soudain (oui, je sais c’est étrange, mais je vous assure, quand vous mourrez de fatigue et de chaleur, rien de tel ! Claire confirmera…). D’où on retourne finalement à l’hôtel : il fait vraiment trop chaud, on sortira à 3h30-4h (Claire est persuadée que je vais tomber raide sous ses yeux, tellement j’ai l’air décavée).

A 4h, nous voilà donc sur un joli chemin le long de la rivière qui mène à la mer.

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C’est effectivement très joli (photo en haut à gche). Mais aussi un peu fou à faire à 4h de l’après-midi en plein juillet, avec une seule gourde pour deux : environ 3/4 d’h de marche (oui faut dire qu’on est un lentes) sous le cagnard, car les palmiers que vous voyez là disparaissent vite… Bref, nous sommes un peu folles et stupides, mais waou, que c’ets beau : collines arides avec des cactus qui descendent dans la rivière bordée de ****** (Claire aide-moi j’ai un trou : impossible de me rappeler le nom de cette plante qui pousse les racines dans l’eau). Le tout longé par une route de terre avec quelques palmiers.

Au bout de cette marche forcée ;), la récompense : la mer ! La mer de Cortez pour être exacte, si calme et si bleue (photo en bas à droite). Nous nous y baignons toutes seules, c’ets juste magique. Après, nous prenons un verre dans le bar de la plage, dont le barman nous a gentiment gardé nos affaires. Verres que nous ne payons pas en plus, grâce à une guêpe qui a décidé de se noyer dans le sprite de Claire.

Et hop, c’est reparti pour la route, la même mais au bout, on continue un peu pour arriver jusqu’à la mission (oui, encore et toujours les missions…). Très jolie, et surtout la vue est à couper le souffle (ce sont les deux photos restantes).

Puis nous rentrons à l’hôtel où nous mangeons un excellent repas, bref c’est la paradis ; malgré les interruptions du Gros Bourdon Jaune qui veut papoter (nom de code pour vieux gros Américain bourré avec ses potes), et notant quelques détails :

1- Mulegé est rempli de guêpes - et Claire est quasiment autant psychopathe que moi- ; heureusement la bougieà la citronelle finit par en avoir raison.

2- Les Mexicains mangent décidément des proportions énormes : à côté, les Américains font petits joueurs (et ça ne se démentira pas tout au long du séjour, ce qui explique leur tour de taille…).

3- Scooooop !!!! Nous mangeons et dormons dans l’hôtel tenue par une matrone peu amène au début, mais qui se déride grâce à la drague forcenée de Claire (oui, je ne voit pas d’autre mot, pire que Maman elle était) ; mais surtout, son mari n’est autre que…. le père de Zorro ! Si si je vous jure, c’est l’expert zorréenne qui l’a dit, et je suis totalement d’accord avec elle.

Si ça c’est pas de la soirée…

Puis allez, hop, au lit, c’est pas tout ça mais demain, on prend le bus à 9h (enfin, on espère, on va essayer d’y trouver de la place…) , pour 8h de route (pfff, une pichenette) ; au bout : La Paz. Et oui, j’ai bien dit La Paz, en Baja California, Mexico (non, pas la capitale de la Bolivie).

Etes-vous observateurs ? Si oui, vous aurez noté qu’on prend le bus à l’heure où on est descendues la dernière fois : normal, il y a 3 bus Tijuana-Cabo San Lucas/jour, desservant toutes les villes au passage. Tout au long de notre périple, nous allons donc chopper ce fameux bus ( je vous sens passionnés par ces détails bassement matériels, mais croyez-moi,quand vous y êtes, ça devient vite un élément dominant du séjour).

C’est parti !







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